Réflexion

La non-violence est un choix, c'est une intention de dépasser la violence.

         C'est pourquoi Axel Kahn dénonce le regard naturaliste porté sur la violence :
« Plutôt que d'analyser l'ensauvagement moderne,
plutôt que de remettre en cause la logique qui la provoque,
il est plus confortable d'en imputer la responsabilité à des anomalies génétiques
susceptibles d'un traitement médicamenteux. »
Axel Kahn
Scientifique généticien - Directeur de recherche à l’INSERM


Les études scientifiques ne parlent absolument pas de gènes de la violence, même si l'on a découvert des causes génétiques à l'agressivité, notamment grâce au neurologue suisse Humberto Delgado, ou aux études du psychologue nord-américain John Dollard. Le professeur Pierre Roubertoux, précurseur dans ces recherches, rappelait fort à propos que « l'interaction avec le milieu est décisive sur le comportement, quels que soient les gènes ». Le neurobiologiste allemand Joachim Bauer, quant à lui, rejette catégoriquement le mythe de l'instinct agressif comme étant inné est défini génétiquement. Le généticien Axel Kahn confirme également que le comportement violent n'est pas génétiquement déterminé, mais qu'il trouve ses racines dans le fondement de la société.

La violence n'est pas naturelle, elle est simplement plus facile
« L'être humain recours à la violence pour satisfaire des instincts et des appétits primaires, pour mettre en œuvre des idées arrêtées, pour défendre des croyances exacerbées, pour compenser des expériences négatives, ou encore lorsqu'il se projette dans l'avenir avec l'angoisse de la réussite personnelle, avec la soif de prospérité chimérique, avec l'illusion de la permanence dans le temps, avec la peur de l'instant présent et la peur de l'après.
Pour autant, cette violence n'est pas propre à la nature humaine qui cherche précisément à dépasser ce qui est naturel.
La non-violence n'est pas plus naturelle chez l'être humain que ne l'est la violence. Celle-ci s'incruste en moi à mon insu, alors que la non-violence est un choix délibéré, conscient ; ce qui permet de dire que la violence est un enchaînement aveugle et la non-violence une liberté, celle du choix.
« Ce qui va au-delà du naturel est véritablement humain. Dans ce sens, lorsque je traite une personne comme un être naturel, comme si elle était toujours la même, tel un objet, comme un vase posé sur la cheminée, je fais preuve de violence. Lui retirer ce qui fait son essence, c'est-à-dire sa capacité à transformer son milieu et à se transformer elle-même, est une violence. »
Philippe Moal
Extrait de son livre "Violence, conscience, non-violence". Edition L’Harmattan


Il n'y a pas de coupable

« Il y a un autre point que je dois traiter maintenant. Il a trait à la situation de crise à laquelle
nous sommes parvenus. Comment tout cela est-il arrivé et qui sont les coupables ? (…)
Pour la première fois dans l’Histoire, arrête de chercher des coupables. Les uns et les autres sont responsables de ce qu’ils ont fait, mais personne n’est coupable de ce qui est arrivé.
Souhaitons que l’on puisse déclarer dans ce jugement universel : “ Il n’y a pas de coupables ” et que s’établisse comme obligation morale pour tout être humain de se réconcilier avec
son propre passé. »
Silo   
Extrait de sa conférence "À propos de l’humain"    
Construire une culture de Paix
« Semons activement les graines de la non-violence et contribuons ainsi à l'importante transition pour passer de la force au mot, pour passer d'une culture de violence et de guerre à une culture de fraternité et de paix. »

Federico Mayor Zaragoza
Scientifique - Directeur général de l’UNESCO de 1987 à 1999

Par
: Labo-nva

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